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Idées recues, sur la migraine, soumises à l'avis du Docteur/Myothérapeute.

1 . Les migraineux ont déjà entendu tout et n’importe quoi au sujet de leurs migraines. Où est le vrai ? Où est le faux ?

R/ :  Les médecins eux-mêmes sont souvent à l’origine de la confusion, à mon avis : absence officielle de guérison envisageable, confusion entre les causes de crise (facteurs déclenchants) et la cause primaire de la maladie (le traumatisme qu’ils ignorent systématiquement dans l’interrogatoire). L’essor de la psychosomatique a culpabilisé beaucoup de malades ainsi que des préjugés tels que:
- Les médecins peuvent venir à bout de toutes les douleurs (ex : centre de la douleur)!
- Les médications (nouvelles) sont l’avenir de la maîtrise de ce problème
- C’est dans les laboratoires pharmaceutiques qu’on va faire des miracles !
Les neurologues qui monopolisent le discours (journée de la migraine le 12 septembre) entretiennent, à mon avis, ces faux espoirs : (avec subsides des firmes pharmaceutiques : Janssens Cilag avec son site céphalée.be, pour promouvoir le dernier anti-épileptique :Topamax oblige !)    

2. « La migraine, toujours avoir mal à la tête, c’est psychologique »

R/ : La cause première de la migraine et des céphalées, n’est que peu souvent psychologique; par contre les problèmes psychologiques sont des facteurs déclenchants de crise et compliquent la résolution. Les tensions psychologiques ajoutent de la tension musculaire à celle déjà présente (pour cause traumatique et/ou endocrinienne), voilà la bonne vision du processus. Tous les « psy » ne font pas de migraines et céphalées, il faut la prédisposition !

3. « La migraine c’est héréditaire, on ne sait rien y faire »

R/ : S’il y a beaucoup de migraineux dans certaines familles, cela peut être environnemental. Aussi, il y a des familles de traumatisés : violences, accidents routiers nombreux, mêmes accoucheurs pressés d’extraire des bébés avec empressement (violence nucale !). Je reconnais qu’il y a un gène qui parfois explique surtout dans certaines familles(plutôt rares), des expressions de douleurs plus vives, il y a des familles qui subissent ainsi les douleurs d’une grippe plus fortement que d’autres qui ne font que de la température et de l’abattement.

4. « Si vous avez souvent mal à la tête c’est que vous avez forcément quelque chose au cerveau (tumeur), il faut passer un scanner »

R/ : Les tumeurs cérébrales entraînent peu de maux de tête, plutôt de la fatigue et de l’hébétude, des déficits neurologiques (moteurs). Les scanners chez les migraineux, heureusement ne rapportent que très peu de renseignements (demander aux neurologues !). Ils servent surtout à rassurer  (assez mal : puisqu'il n’a rien vu !) le neurologue qui veut se protéger du « mal-practice » (ouvrir son parapluie !) et le patient qui exige plein d’examens. Le scanner ne remplace pas l’anamnèse, l’examen clinique.
Toutefois, il existe des causes rares , (obstruction à l’écoulement du liquide céphalo-rachidien ) avec dilatation des ventricules  (et hypertension  secondaire dans ce liquide) qu’il est utile d’exclure.

5. «  Si vous mangiez mieux, vous auriez moins souvent mal à la tête »

R/ : L’alimentation (le vin, le chocolat), ne joue, pour l’essentiel, qu’un rôle déclenchant de crises, à ne pas confondre avec les causes vraies (traumatiques et/ou endocriniennes). Le vin, blanc ou non, ne donne pas de migraine (à dose raisonnable !) à tous les consommateurs. La tyramine est accusée avec les sulfites et les nitrés de sensibiliser le processus de la migraine, cela est connu chez des personnes prédisposées (par les traumas anciens  et les problèmes endocrino). Faire régime ne supprime donc pas le processus de base de la maladie.

6. « Soyez moins stressé(e), vos migraines s’arrangeront »

R/ : Même type de réponse : tous les stressés ne font pas des migraines et tous les migraineux ne sont pas des stressés. Chez certains, le stress réduit le risque de migraine (les hypotendus)  et aggrave les autres (hypertendus au boulot). La détente (W-E et repos ) améliore au contraire les hypertendus et aggrave les hypotendus (migraine du samedi matin). 

7. « Vous dormez trop »  ><  «Vous ne dormez pas assez »

R/ : Dormir trop peu n’est favorable à aucune pathologie, il convient de s’assurer 7 heures de sommeil en été, minimum, et 8 heures en hiver. La fatigue musculaire se paie aussi de contractures accrues. Les gros dormeurs peuvent, par la position couchée prolongée , accroître la tension veineuse dans le réseau méningé (et aussi dans les fosses nasales = nez bouché !) favorisant la migraine.

8. « La migraine est inexistante chez les enfants »

R/ : Totalement faux ! Les enfants traumatisés (naissance laborieuse, les  chutes de la table à langer, football en club, la danse classique étonnamment, etc...) expliquent la survenue de véritables affections douloureuses céphaliques. Le risque est fortement de les ranger dans les manipulateurs, les hystériques, les carottiers de l’école etc... L’étiquette pourrait rester à vie ! Si en statistique pure, les patients migraineux-céphalalgiques sont plus rares, c’est que le temps (la latence !) n’a pas encore totalement produit ces effets délétères-pathologiques, contracturants. On ne perd rien pour attendre, hélas !

9. « Moi, quand j’ai mal à la tête je prends un antidouleur quelconque et ça passe »

R/ : Tant mieux, c’est que vous n’êtes pas (encore) loin dans l’évolution de votre maladie, et je n’y vois aucun inconvénient pour ces produits , pour autant que votre estomac et votre fonction rénale le permettent et comme solution d’attente.

10. « Vous devez certainement avoir des problèmes de vue »

R/ : Si c’est à la lecture ou à d’autres tâches visuellement fatigantes, que vos maux surviennent, il est prudent de se présenter à un ophtalmologue. Toutefois, ces troubles visuels seuls (non associés à la cause traumatique décrite ailleurs comme principale) ne donnent pas, à ma connaissance, de grosses crises céphalalgiques, mais plutôt une « gêne douloureuse ».

11. « Vous devez certainement avoir des problèmes de tension »

R/ : L’évidence (élémentaire, mon cher Watson !)  est de contrôler la TA (tension artérielle). Combien de fois ai-je vu des hypertendus sévères sortir des consultations de neurologues sans que cet élémentaire examen n’ait eu lieu avec un stéthoscope et tensiomètre (sans doute devenus inutiles à cette spécialité de la médecine).

12. « Il faut prendre immédiatement un antidouleur ou anti-inflammatoire dès que les premiers signes de migraine apparaissent »

R/ : Pourquoi pas ? S’ils suffisent ! Mais si c’est le cas, on se trouve dans des formes légères de maladie (précoce), ce qui n’est hélas pas le cas de la plupart et dans l’évolution de ces mêmes malades, qui jadis s’en contentaient, ils vont perdre  de leur puissance analgésique, ce qui les mènera vers une surenchère de médications (triptans, antiépileptiques, bétabloquants,vérapamil etc..) plus dangereux et malgré tout banalisés par les premiers qui  n’ont pas laissés, eux, de traces nocives.

13. « Prenez la pilule, vos migraines se calmeront » >< « Ne serait – ce pas votre pilule qui provoque vos migraines ? »

R/ : Les pilules (surtout les anciennes fortement dosées) bloquent une activité hépatique utile à la transformation d’une hormone thyroïdienne à savoir la T4 (hormone thyroïdienne plutôt peu active)  qui sous l’effet enzymatique de la déiodase en T3 (hormone très active sur les tissus périphériques : muscles, intestins, peau, cerveau etc...) Dès lors le sujet se retrouve comme si sa thyroïde fonctionnait peu (en fait elle peut en soi fonctionner très bien, mais pas son sous-traitant : le foie), d’où migraine, constipation, lenteur, chute de la libido, frilosité, hausse du cholestérol, crampes, arthritisme et bien d’autres symptômes ! Vous comprendrez que la pilule ne réussira pas à tout le monde surtout si les muscles préalablement (myospasme post-traumatique persistant, encore lui) contracturés s’emballent dans la contracture : donc migraines /céphalées renforcées ! Certaines contraceptions continues, par contre (progestatif) peuvent limiter les fluctuations (tensionnelle, humeur, hormonales) et ainsi améliorer un terrain de contractures sources de migraines/céphalées.

14. « Vos migraines cesseront à la ménopause »

R/ : Pour certaines (1/3 seulement !) cela ressemblera à une guérison, mais le processus de base contracturant continuera ses effets délétères en terme d’arthrose cervicale et de cervico-brachialgies.
Et le processus morbide vasculaire, délétère pour le cerveau avec les micro thromboses qui progressent, subsistera en silence cette fois, ce qui n’est pas vraiment mieux, puisque l’alarme est supprimée. Les autres perturbations (cervicalgies et vertiges) justifient à eux seuls qu’on traite en myothérapie malgré l’amélioration apparente des maux ! L’avenir du cerveau (démence et autres pertes cognitives) en dépend.
Cela dit, je découvre, en tout état de fait, qu'il y a un bon nombre de migraineuses chez les post-ménopausées. Que penser aussi des jeunes filles à qui les médecins, en mal de réponses concernant les migraines, promettent la guérison après la ménopause.

15. « Vos migraines cesseront quand vous serez enceinte »

R/ : La plupart des migraineuses auront un soulagement que l’on doit à l’hormone majeure de la grossesse : la progestérone, connue pour ses vertus relaxantes. Mais on ne peut être toujours enceinte pour éviter la migraine, cela poserait un problème démographique et les maris vont être réduits au rôle de pères nourriciers, à eux de faire leurs comptes. Quelques migraines résistent à la grossesse, cela se constate aussi, surtout au début de celle-ci, dans mon expérience.